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lundi 14 février 2011

Colombo Chicago

Je dois être un peu maudit; en effet chaque fois que je participe à un partenariat avec le site blog-o-book, je tombe sur un livre qui me parait alléchant et qui au final me laisse un peu sur ma faim. C'est le cas avec Colombo Chicago : une chronique s’étendant sur 70 ans deux deux familles sri-lankaises dont le destin oscille entre le Sri-Lanka et les États-Unis.

Pour être tout à fait honnête le roman n'est pas si mauvais que cela, le destin de ces deux familles est intéressant et montre la diversité des destins à partir d'une même origine. Non ce qui m'a laissé un peu sur ma faim c'est la multiplications des personnages que l'on ne suit qu'un bref moment, sans avoir le temps de bien les situer ni de vraiment s'attacher à eux ainsi que le choix de la narration. L'histoire des deux familles  n'est pas en effet présenté de manière linaire mais par de bref tableau, une vingtaine, un par chapitre, qui brosse le destin de un ou plusieurs membres de la famille dans un lieu précis à un moment donné. Si certains personnages réapparaissent, d'autres sortent rapidement du champ pour ne jamais y revenir.

C'est ainsi une fresque qui me semble inachevée qui est proposés. Le côté instantané de chaque destin m'a plus gêné que plus, ce qui est dommage car l'écriture poétique de l'auteur laissé promettre une présentation de destins communs (deux familles, deux pays) intéressante.

vendredi 14 janvier 2011

Comment j'ai vaincu ma peur de l'avion

Reçut dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio, Comment j'ai vaincu ma peur de l'avion est un recueil de plusieurs courts textes, quasiment des réflexions, du dernier prix Nobel de littérature, le péruvien Mariio Vargas Llosa.

Ces différents textes, écrits entre 1997 et 2008, propose une réflexion sur le voyage et les villes qui ont marqué Vargas Llosa. C'est ainsi que tout naturellement le recueil s'ouvre sur Comment j'ai vaincu ma peur de l'avion où l'auteur présente sa médecine littéraire (lire un bon roman) pour vaincre sa peur de l'avion. Viennent ensuite des textes sur les régions andines, Berlin, New York, Rome et Boma. Ici Vargas Llosa livre ses sentiments sur ses différentes villes. C'est bien écrit, agréable à lire et toujours très intéressant. Finalement, il livre également ses réflexions sur les bibliothèques et sur une des expériences commune de la vie contemporaine : se faire voler.

Ces textes rapides à lire (une heure de lecture tranquille pour moi) sont très sympathiques et m'ont fait passer un excellent moment. A vrai dire j'aurais bien aimé en avoir d'avantage à me mettre sous la dent....

lundi 20 décembre 2010

Love in Excess

Love in Excess est le premier roman publié d'Eliza Haywood . Cette écrivaine britannique du dix-huitième siècle a écrit, durant sa longue carrière, de nombreux romans et essais.

 Love in Excess est composé de trois volumes (réunis ici en un seul) narrant les aventures d'un gentilhomme français : le comte D'elmont. Dans le premier livre, et alors que le comte rentre de la guerre auréolé de gloire, il est courtisé par une mystérieuse admiratrice. Après une série de quiproquos qui le voit confondre une femme pour une autre; il termine en se mariant avec l'admiratrice alors que l'autre femme se retire au couvent. Dans le même temps le frère cadet du comte tombe amoureux de la soeur de la nouvelle femme de ce dernier.

Dans le second livre, le comte découvre l'amour dans les yeux de la fille de son tuteur alors que son frère poursuit ses projets matrimoniaux. Le second livre finit tragiquement après la découverte de la vérité et le comte s'exile en Italie.

C'est donc à Rome que se déroule le troisième livre. Il met en scène le comte qui, toujours amoureux, doit lutter contre les assauts d'une admiratrice décidée alors que le frère de son aimée se débat dans une histoire d'amour compliquée. C'est à démêler le vrai de faux que le comte doit s'employer à faire triompher l'amour.

D'une écriture agréable, Love in Excess est un roman agréable à qui aime la littérature anglaise de l'époque. Le troisième livre est légèrement moins bon avec une histoire un peu trop complexe et capilotractée à mon goût.

vendredi 5 novembre 2010

Les Sept Guerrières d'Hori

Suite, et fin, des Sept Lances d'Aizu, les sept guerrières d'Hori ne se déroule plus à Edo, la capitale du Shogunat, mais directement dans le fief du daimyo détesté en Aizu.

Là les sept survivantes du clan Hori, un grand maitre zen et un bretteur d'exception devront déployer des trésors d’ingéniosité pour arriver à bout de leur ennemis. Ce dernier, non content d'être en son fief, est aidé par un puissant immortel qui ne peut être tuer que dans des conditions bien particulières.

L'histoire prend de nombreux détours et de retournements de situations en retournements de situation finis par se dénouer. Combats, sorcelleries et politique occupent les premiers plan d'une histoire sympathique mais moins direct que dans le premier tome. J'aurais apprécier une résolution moins tortueuse et plus direct pour ce roman qui m'a quand même fait passer un bien bon moment.

mercredi 6 octobre 2010

Les Sept Lances d'Aizu

Les Sept Lances d'Aizu, sous-titré Les manuscrits ninja, est le premier tome d'une histoire en deux se déroulant dans le Japon du XVIIe siècle. A ce que j'ai pu glaner sur Internet Yamada Fûtarô, qui a écrit ce roman dans les années soixante, est un précurseur du genre ninja.

Dans tous le cas son roman utilise tous les codes des films de ninja et des films de sabre asiatiques. La famille Hori est exterminée par les sept lance d'Aizu au service du Seigneur du fief du même nom. Seules sept femmes du clan survivent au massacre. Mise sous la protection de la sœur du Shogun, elles vont être entrainée par un maitre du sabre afin d'accomplir elle même leur vengeance.

Le roman est plaisant à lire et les aventures des sept femmes et de leur maitre rocambolesques au possible. Si vous aimez les ambiances films de sabre, ce roman est fait pour vous. Personnellement j'attends l'arrivée de mon paquet contenant la suite avec impatience.

vendredi 23 juillet 2010

Chagrin d'école

Second ouvrage de Pennac que je lis, après Comme un roman, Chagrin d'école m'a beaucoup plus. Il s'agit d'une réflexion à base autobiographique sur les cancres, l'enseignement, les enseignants et l'école.

Beaucoup de choses dans ce texte qui se lit avec plaisir, peut-être un peu trop d'ailleurs. S'il doit avoir un défaut c'est sans doute celui de l'éparpillement et des digressions; défaut qui fait également son charme. Le message de Pennac ? Difficile de tout résumé, mais sans doute qu'être cancre est une souffrance et pas une fatalité, qu'être enseignant est compliqué et merveilleux, que personne n'est parfait, que tous ont une chance (encore faut-il leur la donner), que rien 'est perdu ni jamais acquis, que la pensée magique est à l'œuvre dans nos sociétés, etc.

Un ouvrage foisonnant, une lecture agréable, une réflexion rafraichissante, un parler franc : un merveilleux livre en somme !

lundi 14 juin 2010

El Asedio

Dernier livre en date de l'écrivain espagnol Pérez-Reverte, El Asedio est un gros roman se déroulant dans la Cadix des année 1811-1812.

C'est dans, et autours, de la ville assiégée par l'armée napoléonienne, et alors que se discute et s'écrit la nouvelle constitution, que Pérez-Reverte déploie un roman chorale qui suit les pas de plusieurs personnages qui se croisent et se côtoient. Il y a ainsi le capitaine français en charge du bombardement de la ville, la patronne d'une maison commerciale, un homme du peuple, un corsaire espagnol, un taxidermiste qui espionne pour la France et un commissaire de police sur les traces d'un tueur en série.

L'intrigue principal du roman tourne autours d'un tueur en série qui élimine de façon particulièrement horrible des jeunes femmes en laissant les corps à proximité d'un impact d'obus. Mais, même si le roman prend parfois des atours de roman noir, El Asedio est avant tous un roman historique qui dépeint le siège d'une ville.

Excellent roman, un lecteur impatient trouvera sans doute que l'intrigue principal traine en longueur et tourne parfois un peu en rond. Il pourra également penser qu'il y a un petit côté surnaturelle de trop aux motifs du meurtrier. Mais malgré ces quelques faiblesses, ce roman est pour moi l'un des meilleurs de l'écrivain espagnol.

samedi 22 mai 2010

El Naranjo

El Naranjo, l'oranger, est un recueil de cinq nouvelles de Carlos Fuentes dans lesquelles un oranger fait à chaque fois une apparition plus ou moins furtive.

Les deux premières nouvelles (Las dos orillas et Los hijos del conquistador) proposent des visons intéressantes des premiers temps de la conquête des Amériques. La première par une narration de la plume de l'interprète de Cortez qui vire à l'utopie, la seconde par un dialogue entre deux fils du même Cortez.

La troisième nouvelle (La dos Numancias) narre la chute de Numance et plus généralement le récit de la conquête romaine (oui oui la Rome antique) de l'Espagne. Les deux dernières nouvelles se déroulent également aux Amériques (une à Acapulco dans les années nonante, l'autre est un récit de la main de Colomb); je ne serais en dire grand chose ne les ayant pas lues.

Première lecture de Carlos Fuentes et sentiment mitigé à la sortie. Je n'ai pas eu le courage de terminé le recueil, lors de ma tentative de lecture des deux dernières nouvelles le recueil m'est un peu tombé des mains. Je dois dire que l'écriture de Fuentes manque de fluidité à mon goût. Ceci étant dit j'ai quand même bien apprécié la lecture des trois premières nouvelles qui proposent un regard assez intéressant sur Cortez pour les deux premières et une continuation plaisante, bien qu'un peu verbeuse, de Salammbô . Une lecture pas mal mais qui ne me donne par envie de revenir à Fuentes dans l'immédiat.

jeudi 6 mai 2010

Salammbô

Roman de Flaubert, dont étudiant en secondaire j'avais beaucouup aprécié la lecture de Madame Bovary, Salammbô est un roman historique narrant la guerre des mércenaires qui opposa Carthage à ses anciennes troupes suite à la défaite du la première guerre punique.

Bien qu'historique, le roman se permet quelques libertés avec l'histoire, le personnage de Salammbô, fille d'Hamilcar Barca, n'a, par exemple, aucune verité historique. La révolte des mercenaires est narrée du début à la fin du conflit et la narration change régulièrement de point de vue entre les principaux protagonistes carthaginois et mércenaires. L'écriture est déscriptive, "nerveuse" et directe et montre bien la violence de la guerre.

La figue de Salammbô est centrale dans le conflit car elle est à la fois une des motivations, intime et cachée, au conflit et une des solutions de celui-ci. Le conflit lui même semble être prisonier d'une logique égoiste et dépeint plus grands homme de l'histoire sous un jour peu flateur.

Au final, ce roman ne plaira sans doute pas à tous le monde; pour ma part j'ai eu beaucoup de mal a me détacher de ma lecture une fois celle-ci entamée.

lundi 8 février 2010

The City & the City

Second roman de China Miéville, mais le dernier paru, que je lis (après Perdido Street Station), et deuxième excellent roman. Contrairement à Perdido Street Station qui est un roman de fantasy, The City & the City est un roman noir.

Dans une cité imaginaire de l'Europe de l'Est, on suit, raconté à la première personne, l'enquête de l'inspecteur Borlú de la ville de Beszel sur l'assassinat d'une jeune étudiante en archéologie canadienne dont le corps a été retrouvé dans un parc de la ville. Une enquête qui pourrait sembler banale si le crime n'avait pas été commis à Ul Qoma. Le problème c'est que la ville d'Ul Qoma et de Beszel ne sont pas seulement deux villes rivales dont les relations politiques sont tendues mais également deux villes qui occupent le même espace physique. Les territoires des deux villes entremêlement dans l'espace et ses habitants ont l'habitude, et l'obligation, de ne pas voir l'autre ville et ses habitants.

Ce cadre étrange construit une double ville unique, deux cités fantastiques qui par leurs naturelles et absurdités me font penser à la "City" créée par Auster dans In the country of last things (Le voyage d'Anna Blume en français).

L'enquête de l'inspecteur Borlú prend une ampleur insoupçonnée lorsqu'il doit se rendre à Ul Qoma afin de résoudre l'enquête et comprendre ce qu'une légende locale, celle d'une troisième ville se trouvant entre les deux autres, "Breach" la mystérieuse et toute puissante police qui gère les brèches (toutes infractions qui nient la frontière psychologique entre les deux villes), des archéologues, des groupes nationalistes et des groupes unionistes (militant pour la réunification des deux cités en une) ont à voir dans le meurtre.

The City & the City est un roman formidable, d'une prouesse d'évocation impressionnante dans deux villes improbables. China Miéville est en train de rentrer par la grande porte parmi les auteurs qui m'ont marqué profondément. A vérifier avec ses autres romans, mais j'ai l'impression que c'est également un créateur d'univers, ou devrais-je dire de villes, de première ordre.

dimanche 25 octobre 2009

Le Roi du cinéma muet

En me baladant, il y a quelque temps, sur le site Blog-O-Book, je suis tombé sur une offre pour un service de presse d'un livre indien (Le Roi du cinéma muet); intrigué, je me suis dit que cela ferait une lecture sympathique et, en deux trois mouvements, j'ai reçu mon exemplaire.

Je viens d'en finir la lecture avec forte difficulté. Ce roman raconte, à la première personne, la vie d'Abani Chatterjee qui, à Calcuta au début du XXe siècle, devient acteur de film muet avant de connaitre la déchéance et un retour attendu dans un film de Fritz Lang qui ne sortira jamais.

Pour être correcte, je dois reconnaitre que l'écriture du roman est bien fait, Abani raconte sa vie avec un vocabulaire et un ton qui montre bien la haute opinion de lui même qu'à ce personnage. Les péripéties qui émaillent sa vie sont rocambolesques au possible et m'ont fait sourire. Pourtant, pourtant.... je dois admettre que je n'ai pas accroché, difficile à dire pourquoi, peut-être le sentiment que j'aurais du lire le roman en anglais, ou alors le fait qu'il est si centré sur l'histoire du cinéma muet qu'il manque peut-être à mon gout de réflexion sur l'histoire de l'Inde. Enfin bref, au final un roman qui a des qualités mais qui moi m'a laissé froid.

vendredi 9 octobre 2009

Generation X

Generation X de Douglas Coupland est considéré par beaucoup comme un roman majeur de la littérature anglo-saxonne. Il dépeint la première génération née après le baby boom (soit dans les années 60 et 70).

Le roman se déroule en Californie à la fin des années quatre-vingt et suit la vie de trois jeunes adultes (deux garçons et une fille entre 20 et 30 ans) vivant de petits boulots et refusant d'entrer dans le système. Le roman, écrit à la première personne par l'un des garçons, suit le parcours de ces membres typiques de la génération x qui oscille entre désenchantement, froide et quasi-cynique lucidité, envie de liberté et marginalisation. Le récit est émaillé d'histoires qu'ils se racontent et qui sont des plongées métaphoriques dans les rêves et aspiration de cette génération.

Au niveau inter-textuelle les bas de pages du roman présente des définitions et des dessins expliquant cette génération. En voici deux exemples :

"Mental Groud Zero: the location where one visualizes oneself during the dropping of the atomic bomb; frequently, a shopping mall."

"Strangelove reproduction: Having children to make up for the fact that one no longer believes in the future."

Je n'ai pas aimé ce roman. S'il m'a parfois arraché quelques sourires et que pas mal des définitions proposées en bas de page visent assez juste, j'ai trouvé le portrait brossé de la génération X (à laquelle j'appartiens bien que je sois nés à la fin des années 70) très déprimante. Bien que la génération X soit souvent considérée comme une génération moins chanceuse que la présidente (arrivée sur le marché du travail à la fin des Trente Glorieuses et ayant moins d'opportunités que la génération précédente), je ne suis pas sur que la vision si pessimiste et désenchantée proposée par Coupland soit la bonne. Un roman culte et célèbre certes, mais qui m'aura laissé de marbre.

lundi 20 juillet 2009

La tabla de Flandes

Troisième roman écrit par Arturo Pérez-Reverte, en 1990, La Tabla de Flandes était l'un des derniers romans de cet excellent auteur espagnol que je n'avais pas encore lu. Il s'agit d'une histoire d'enquête. Julia une jeune restauratrice de tableau espagnole s'occupe de restaurer "La partie d'échec" du célèbre peintre flamand du XVe siècle Peter Van Huys. En travaillant sur le tableau elle découvre une inscription en latin demandant "Qui a tué le chevalier ?" Afin de répondre à cette question, Julia se lance dans des recherches historiques et s'intéresse à la partie d'échec représentée sur le tableau. Alors qu'elle pense détenir la solution, un meurtre violent et un mystérieux message complique la situation. Julia se retrouve en danger et doit continuer la partie débutée il y a près de 500 ans.

De bonne facture, La Tabla de Flandes est un roman policier et historique bien ficelé. Il ne s'agit par contre, et de loin, du roman le plus abouti d'Arturo Pérez-Reverte. J'ai trouvé qu'il contenait de nombreuses longueurs qui nuisent un peu au plaisir de la lecture. A conseiller au aficionado, du genre ou de l'auteur, les curieux qui veulent découvrir Pérez-Reverte devrait plutôt se tourner vers ses romans plus récent, donc l'excellent Reine du Sud.

mercredi 20 mai 2009

Man in the dark

Man in the dark est le dernier roman paru, à ce jour, de Paul Auster. Il est centré sur le personnage de Brill, un octogénaire, cloué par un accident de voiture dans une chaise roulante, et vivant avec sa fille divorcée et sa petite fille qui a perdu il y a peu son petit-amis. Le roman se déroule durant une nuit où Brill est étendu dans sa chambre en pleine obscurité. Afin de conjurer le sommeille et d'éviter de penser à sa femme morte d'un cancer et aux images de la décapitation du petit ami de sa petite fille, il imagine un monde où les attentats du 11 septembre n'ont pas eu lieu et où l'Amérique est en guerre avec elle-même. Le personnage centrale de ses rêveries vient de notre monde et doit y retourner pour éliminer Brill afin de mettre fin à la guerre...

Cette histoire un peu tordue est le prétexte pour plonger dans les interrogations et les doutes d'un homme au crépuscule de sa vie et des doutes et tragédies qui l'ont touchés lui et sa famille. L'écriture de Auster démontre une maitrise de la narration impressionnante et se lit avec facilité et fascination. On retrouve également dans ce roman certaine des obsessions de l'écrivain sur le sens de la vie et sur les interaction entre les personnages de fiction et leur créateur. Si j'ai aimé la lecture de Man in the dark, force est d'admettre qu'une seconde lecture me serait peut-être nécessaire pour en percer une plus grande partie des ses arcanes, une caractéristique "austerinienne" peut-être ?

jeudi 9 avril 2009

Ojos azules

Ojos azules est une nouvelle de Pérez-Reverte qui vient de faire l'objet d'une publication sous la forme d'un petit livre illustré (fort joliment d'ailleurs). La nouvelle narre la "noche triste" du 30 juin 1520 lorsque Cortés et ses hommes doivent fuir, de nuit, sous la pluie et poursuivi, la ville de Tenochtitlán. Prenant comme focale un conquistador aux yeux bleus, Pérez-Reverte livre une nouvelle admirablement maitrisée qui, en grand aficionado de l'auteur et des Amériques, m'a conquis.

Le seul bémol que je puisse faire à ma critique est de nature pratique. Le prix de l'ouvrage est bien élevé pour une seule nouvelle. Sa qualité, de mon point de vue, vaut la dépense mais certain trouveront sans doute le rapport qualité/prix comme n'en valant pas la chandelle. Tant pis pour eux !

mercredi 21 janvier 2009

El materialismo histérico

Ce recueil des courtes nouvelles (maximum 6 pages) de d'écrivain mexicain Xavier Velasco représente un concentré d'humour noir et de cynisme qui épingle le matérialisme effréné de nos sociétés capitalistes.

Ainsi passe dans ces cours textes une personne déprimée qui fait le bisounourse dans les supermarchés, un esprit mort qui cherche revanche, des hommes amoureux qui perdent/gagnent de l'argent suite à cela, une chaine postale vicieuse, un vendeur de rue (et il est insistant il revient cinq fois dans le recueil), des bandits, etc.

Toute les narrateurs des différentes nouvelles s'adresse directement au lecteur et font preuve d'un cynisme poussé. Alors même si ce recueil est plaisant à lire et que quelques nouvelles sont vraiment géniales, il ne me laissera pas un souvenir impérissable. Et je ne le conseillerai qu'au lecteur avide de critique mordante, et parfois confinant à l'absurde, de la logique capitaliste.

mardi 30 décembre 2008

Brother, I'm dying

Comme certain sans sont peut-être rendu compte, je suis un fan inconditionnel des écrits d'Edwige Danticat (écrivaine américaine d'origine haïtienne). C'est donc avec une curiosité certaine que je me suis lancé dans la lecture de sa dernière production (paru il y a peu en poche, mais il y a déjà une année en grand format). Et après sa lecture, je dois dire que c'est son livre qui m'a le plus touché et qui m'a laissé en pleure une fois la dernière page tournée.

L'écriture puissant de Danticat n'est pas étrangère à cette montée de larme, mais c'est sans aucun doute le caractère autobiographique, et donc "réel", de Brother, I'm dying qui en est avant tous responsable. Danticat y narre la vie de ses deux pères, le biologique immigrés aux États-Unis dans les années 70 et son oncle avec qui elle a vécu 8 ans en Haïti avant de rejoindre son père biologique. Le point de départ de ce livre est le jour de 2004 où elle a appris sa grossesse et la maladie qui condamnait son père à une mort certaine. A partir de là, Danticate revient sur les moments importants de sa vie, mais surtout c'est la vie de ces deux hommes qu'elle narre, jusqu'à leur issue tragique. Mais c'est aussi à une plongée vertigineuse dans l'histoire tumultueuse et tragique d'Haïti durant les cinquante dernières années que nous invite Brother, I'm dying. Et c'est au travers de l'histoire particulière de sa famille, histoire pourtant semblable à tant d'autres, que cette plongée s'effectue.

Au final donc un grand et beau livre qui vous prends aux tripes et que ne peut laisser indifférent.

vendredi 26 décembre 2008

The white tiger

The white tiger est un roman indien se déroulant en Inde de nos jours. Le roman est un ensemble de lettre écrite par Balram Halwai au premier ministre chinois qui doit venir en visite officiel en Inde. Balram narre dans ses lettres sa vie et veut lui faire comprendre ce qu'est l'Inde d'aujourd'hui.

L'histoire de Balram est celle d'un Indien de la campagne pauvre et presque illettré qui est passé du statut de chauffeur d'une famille riche à celle de petit entrepreneur, de celle de serviteur à maitre en somme. Évidement cette ascension ne s'est pas faite sans sang et Balram a assassiné son maitre pour en arriver là. Cette assassinat est d'ailleurs le file rouge du roman car s'il ont apprend dès le début, il faut attendre la fin du roman pour savoir comment Balram en est arrivé la.

J'ai bien aimé ce roman qui interroge l'Inde d'aujourd'hui, ces zones de lumière mais surtout ces zones d'ombre. Je pense par contre que si je n'avais pas eu l'occasion de lire et de réfléchir sur d'autres romans indiens, je ne l'aurais peut-être pas autant apprécié.

mercredi 17 décembre 2008

The brief wondrous life of Oscar Wao

The brief wondrous life of Oscar Wao est un roman improbable qui narre une saga familiale sur trois génération qui s'étend de la République Dominicaine de Trujillo au New York des années 80 et 90. Le roman est improbable car il mélange avec bonheur, ce qui n'était pas gagné, une saga familiale, l'histoire de la République Dominicaine, une touche de réalisme magique et des références geek à foison.

Le roman, dont le narrateur principal (mais pas le seul) est Yunior le personnage centrale de Drown, suit la vie de Oscar Wao, un jeune dominicain né et vivant aux États-Unis, gros, geek en phase terminal, obsédé par les filles mais incapable d'en avoir une seule. C'est que la famille de Oscar a une histoire particulière et transporte avec elle la malédiction du fuku (une chose typiquement dominicaine) depuis l'époque où son grand-père à tous perdu à cause du dictateur Trujillo. Les différents chapitres de The brief wondrous life of Oscar Wao narrent les différents évènements de cette saga familiale en nous plongeant dans les méandres de l'histoire dominicaine contemporaine.

Le tout est écrit avec brio et rythme et est parsemé de références geeks et de notes de bas de page sur la République Dominicaine qui présente avec un ton tout particulier l'histoire du pays. Ainsi, Trujillo est régulièrement comparé à Sauron et ses lieutenants aux spectres de l'anneau, la grand-mère d'Oscar maitrise la Voix des Bene Gesserit, etc. Ce mélange, puisque un peu de réalisme magique/fantastique c'est glissé dans le roman, aurait pu donner un OVNI littéraire indigeste; et bien il n'en ait rien et la lecture de ce livre (dont la gestation à pris onze ans) et un vrai bonheur qui devrait plaire aux geeks comme au amateur de littérature contemporaine de qualité.

vendredi 12 décembre 2008

The Dutch Courtesan

Comédie urbaine publiée en 1605, The Dutch Courtesan est une pièce vite lue et agréable se déroulant à Londres. Elle suit en parallèle deux histoires qui finissent par, brièvement, se croiser à la fin de la pièce. La première met en prise le jeune Freewill avec une courtisane hollandaise déterminée à ruiner son futur mariage et à atteindre à sa vie. La seconde voit un protestant cupide se faire détrousser à plusieurs reprises par un Londonien audacieux et farceur.

La pièce est constituée de nombreux dialogues savoureux et de péripéties convenues (du moins pour une audience moderne) qui m'ont bien fait rire. Une lecture agréable et rapide qui nécessite quand même un peu de familiarité avec l'anglais shakespearien.