jeudi 20 juillet 2017

The Delirium Brief

Débutée comme une série pastichant, avec une bonne dose administration et d'horreur lovecraftienne, des romans d'espionage, la série de la Laverie (du nom donné à l'agence top secrete britannique chargé de défendre le royaume contre des entités à plusieurs dimensions venus d'autres mondes) a peu à peu évolué en s'attaquant aux grands trops des littératures de genres (super-héros, vampires, elfes, licornes...). Après deux tomes s'étant un peu éloigné du personnage centrale de la série, Bob Howard, devenu plus tout à fait humains et puissant, The Delirium Brief remet sur le devant Bob.

Et autant le dire de suite, The Delirium Brief fait monter les enjeux à mesure que le risque de fin de monde augmente. Dans ce tome, la Laverie, et donc Bob, va devoir faire face à deux menaces de tailles : premièrement l'agence secrète ne l'ait plus et doit faire face à des enquêtes de la part de l'exécutif et du législatif britannique qui songent de plus en plus à externaliser la Laverie en la confiant au secteur privé. Dans le même temps, le Royaumes Unis est en proie à une attaque sournoise de grande envergure.

The Delirium Brief envoie clairement du lourd en augmentant les enjeux et en faisant réapparaître d'ancienne menaces qui semblaient avoir été contenues dans des tomes précédents. Sans déflore l'intrigue, le roman met la barre très haut et propose une fin très intéressante qui me donne envie de lire le tome suivant au plus vite (enfin dès qu'il sera sortit quoi).

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lundi 17 juillet 2017

La messagère du ciel

Premier tome de la trilogie Les dieux sauvagesLa messagère du ciel se déroule dans l'univers d'Évanégyre déjà développé dans d'autres écrits de l'auteurs.

Se déroulant durant les âges sombres, La messagère du ciel ne nécessite pas de connaitre les autres écrits se déroulant dans le même univers pour être apprécié. Il suffit de savoir (et c'est "expliqué" dans le roman) qu'il y a longtemps un Empire a dominé le monde grâce à de la technologie basé sur la magie. Les dieux ont punis les hommes, mettant fin à l'Empire et faisant retourner le monde à un niveau moyenâgeux. La magie est maintenant crainte, surtout que de nombreux lieux du monde sont marquées par elle, formant des anomalies qui font mutter hommes et animaux qui ont la malchance d'y passer.

En étant un peu simpliste, La messagère du ciel peut se résumer  par : un royaume marqué par une religion proche du christianisme et qui où les femmes ont peu de place, fondé par des hérauts du Dieu (qui entendent sa voix), est au bord de la guerre civile. A ses frontières la menace d'humains horriblement muté, mené par le héraut de l'autre dieu survivant, s’apprête à fondre sur le royaume. Dieu choisit un nouvelle héraut pour le représenter mais un coup du sort fait que ce n'est pas le paladin qu'il visait qui devient sou héraut, mais une femme indépendante, marginale et fière. Débute alors la quête d'une nouvelle Jeanne d'arc.

Roman chorale, La messagère du ciel construit un récit passionnant sur cette trame de base. Récit qui prend souvent des tours et détours surprenants et qui laisse entrevoir des mystères assez profond sur Évanégyre.

A la sortie de ce premier tome, je n'ai qu'une envie me plonger dans la suite. Après j'espère que l'auteur aura le bon goût de lever le voile sur plusieurs interrogations plus large que son récit premier que le roman soulève. A déguster sans modération donc.

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mercredi 12 juillet 2017

Elisabeta

Il y a quelques mois, j'ai eu la chance de pouvoir lire en avant première le nouveau roman de Rozenn Illiano, une autrice auto-éditiée qui, à mon humble avis, a toutes les qualités requises pour être chez un éditeur traditionnel si elle le souhaitait.

Son nouveau roman donc, Elisabeta. Un roman de vampires, mais pas que, se déroulant dans un univers plus vaste (notre monde), on le sent à la lecture, qui met en scène des vampires mais aussi d'autres personnages et dont une apocalypse dévastatrice est en approche.

Le roman en lui même suit le parcours de deux femmes, Saraï, une "jeune" immortelle qui a manifesté un don parapsychique qui a été éteint magiquement et qui est assignée à résidence et Giovanna, une humaine qui sert de réservoir de sang pour un vampire. Les destins de ses deux femmes vont basculer lors d'une éclipse solaire qui va réactiver les dons bridés chez certains vampires.

Roman d'Urban Fantasy, Elisabeta explore les méandres de la société vampirique, le Cercle, qui après avoir été dirigé pendant des siècles par des vampires-nés (en opposition des vampires qui ont été humains auparavant), est maintenant contrôlé par les maîtres qui font régner une lois de fer (et machiste au possible en plus). Si on ajoute que les vampires de Rozenn Illiano sont les descendants des anges qui ont chus sur Terre, qu'à leur mort ils entrevoient un pan du futur qui forme, mis bout à bout, une prophétie complexe et titanesque, que la fin du monde est proche, la lecture de ce roman est un vrai bonheur.

L'écriture est agréable et si parfois quelques petits longueurs semblent poindre, les talents de l'autrice a relancé sont intrigues font qu'au final rien ne me semble à jeter dans le roman.

En bref Elisabeta est une lecture que je conseil au fan d'Urban Fantasy, de vampires, d’héroïnes fortes et d'univers littéraires vastes qui ne demande qu'à se déployer sous les yeux du lecteur. Et cela tombe bien le roman est en ce moment en pré-commande !

lundi 10 juillet 2017

Dragon of Ash & Stars

Dragon of Ash & Stars : The Autobiography of a Night Dragon est un roman de fantasy écrit à la première personne. Elle narre la vie d'un dragon dans un monde de Fantasy divisé entre en deux royaumes ennemis (séparé par une mer et dont l'un maitrise l'art de domestiqué les dragons).

Stormfall, un des noms de du dragon-narrateur, est né dragon sauvage, noir comme la nuit il a pour lui sa couleur rare et son intelligence. Capturé et "domestiqué", il sera tour à tour dragon pécheur,  garde mouton, animal de traite, gladiateur, criminel, pour finalement se retrouver en position de sauver un Empire.

De son histoire, il y a une évolution de la perte de l’innocence à la violence des hommes et des dragons. L'histoire de Stormfall est un voyage qui peut à tous moment se terminer dans la haine et la violence.

Dragon of Ash & Stars est un roman que j'ai pris plaisir à lire et dont la structure se prête bien à l'audio.

lundi 3 juillet 2017

Et si le diable le permet

Et si le diable le permet, sous-titré Une étrange aventure de Sachem Blight et Oxiline, est le dernier roman de Cédric Ferrand et le premier tome de ce qui pourrait devenir une série (dont le lien sera les protagonistes pas l'histoire en elle même).

La proposition de départ est alléchante : se déroulant dans le Montréal des années trente, Et si le diable le permet suit les aventures de Sachem Blight, un détective baroudeur anglophone spécialisé dans la recherche de personnes disparues (souvent parties en quête d'exotisme et dont les riches parents veulent le retour). Le tout saupoudré d'horreur cthulienne et de pulp qui le fait bien.

Engagé pour retrouvé le fils d'un riche promoteur, dont la construction phare, un pont, est sur le point d'être inauguré, Sachem devra composé avec sa jeune demi-sœur franchement sortie d'une école religieuse (et au tempérament bien trempé) et d'une situation où les complots et intrigues règnent.

Et si le diable le permet est un roman bien écrit; le lecteur retrouve la gouaille de Cédric Ferrand qui présente une ville dont on sent qu'elle n'est pas de carton-pâte. Il souffre néanmoins d'un gros défaut, à mon goût, qui en font un roman un cran en dessous de ses deux autres romans : le rythme.

En effet, premier tome d'une éventuelle futur série, le roman passe beaucoup de temps en présentant ses personnages et en les baladant dans Montréal. Si la balade est plaisante, elle présente plusieurs longueurs et détours. Finalement quand l'intrigue fantastique prend, enfin, de l'ampleur, le traitement de cette dernière est cette fois trop rapide.

Au final Et si le diable le permet est un roman bien écrit mais qui souffre d'un problème d'équilibre, entre présentation et aventure, entre enquête et fantastique, entre exposition et résolution. Personnellement j'espère que le tome suivant sera mieux équilibré car pouvant se passer de la présentation des protagonistes principaux.

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vendredi 30 juin 2017

Un étranger en Olondre

Premier roman de Sofia Samatar, Un étranger en Olondre se présente comme le journal de voyage de Jevick de Tyom, le fils d'un marchand de poivre originaire d'une région du monde qui ne connait pas l'écriture.

Ayant eu un précepteur étranger, Jevick est une des rares personnes de sa nation qui sait parler, mais aussi et surtout lire et écrire la langue de Olondre, l'Empire au delà de la mer qui est connus pour être un phare de culture et de civilisation.

S'embarquant, à la mort de son père, pour Olondre, Jevick se retrouve hanté par un ange, le fantôme d'une femme morte, de sa nation, qui souhaite qu'il écrive sa histoire. Pris dans des enjeux qui le dépasse, Jevick va faire un voyage à la fois spirituel et physique qui vont l'amener à mieux comprendre la culture d'Olondre et à mieux se comprendre.

 Un étranger en Olondre est un roman à la saveur bien particulière. Présenté sous la forme d'un journal de voyage, et donc écrit à la première personne, c'est un roman qui prend son temps pour faire avancer son intrigue. Cette dernière progresse par à coup, entre digressions, anecdotes et réflexions sur Olondre.

Dans un monde de "low fantasy", Sofia Samatar développe des thèmes universels : la place de l'écrit et des livres, l'impact de la religion et des croyances, l'altérité, l'intégration...

Un étranger en Olondre est un livre fort qui m'a séduit à la fois par son écriture riches et complexes, mais aussi par son rythme lent et, parfois, tortueux qui conjugue récit et construction d'un monde singulier et unique.

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lundi 19 juin 2017

Chasse Royale II

Seconde partie (sur trois maintenant) du second tome (vous suivez ?) de la série Rois du Monde de Jean-Philippe Jaworski, Chasse Royale, deuxième branche, est la suite directe de la première branche. Difficile d'ailleurs d'en faire parler comme roman en lui même, car en fait ce n'est que la seconde partie d'un roman divisé en trois tomes pour des raisons éditoriales.

Il n’empêche le découpage fait qu'il me faut en parler comme d'un roman faisant partie d'un tout plus large.  Au niveau littéraire Chasse Royale II est un vrai plaisir de lecture, bien écrit, fluide, aux vocabulaires riches mais toujours accessible.

La narration est faite en balancier; alors que le lecteur suit l'histoire narrée par Bellovèse, plusieurs éléments du récit font office de déclencheur qui ramène Bellovèse à des souvenirs plus anciens qui éclaire le lecteur sur les années entre Chasse Royale et Même pas mort. 

L'histoire racontée suit Bellovèse, alors que La Celtique voit débuter une guerre civile, qui, après son coup d'éclat, est fait prisonnier et amené dans la place forte de la Reine déchue afin d'y être jugé. Sans dévoilé d'avantage l'intrigue, je peux dire que ce tome est clairement placé sous le signe des femmes. Aussi bien les aspects domestiques que le pouvoir qu'elles détiennent sont traitées par Jaworski.

Chasse Royale, deuxième branche est une excellente seconde partie qui, après la fureur des combats et la partie masculine de la société celte, propose une vision politique et de pouvoir féminine. Je peux dire que clairement cette seconde partie est supérieur à la première. J'attend maintenant avec impatience la troisième partie du roman....

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