mercredi 15 décembre 2010

Hush, Hush

Prenez un pitch comme Twilight : une ado de 16 ans (Nora) dans une petite ville américaine "gloomy" (Portland) donnez lui une histoire familiale un peu compliquée (un père assassiné il y a une année, une mère souvent absente de la maison pour le travail), mettez là dans un lycée et faite lui rencontrer lors d'un cours scientifiques un sombre et mystérieux nouvelle élève (un cours de biologie, le mystérieux ténébreux et très attirant élève s’appelant Patch). Pour se démarquer augmenter un peu la dose d'érotisme et de tension sexuelle, sans néanmoins un passage à l'acte, et prenez, à la place du vampire, la nouvelle créature surnaturelle à la mode : l'ange (déchu dans ce cas). Et voila ! Vous obtenez Hush, Hush, le premier volume à sucés d'une nouvelle série Bit-Lit pour ados.

Vous l'aurez compris l'histoire ne brille pas par son originalité débordante. Alors certes c'est bien écrit (enfin bien traduit en tous cas) et cela se lit vite. Le schéma n'est pas nouveau mais j'ai trouvé la progression de l'histoire bien plus agréable et maitrisé que Twilight. Après avoir fini ma lecture ce qui me taraude n'est pas le manque d'originalité de la série, après tout bon nombre de genre littéraire qui me plaise ont une pléthore d'ouvrages qui décalques à l'infini les mêmes schémas. Non, ce qui me chicane c'est la vison très machiste renvoyé par cette littérature destinée aux jeunes filles. En effet, le schéma qui semble se dessiner dans mes lectures c'est une jeune fille intelligente et déterminée qui fond (dans le sens sexuelle du terme) pour un jeune homme mystérieux, potentiellement dangereux et bourré de secrets. Les clefs pour comprendre ce qui se passe vraiment sont en mains masculine (et, parfois, il est vrai adultes). Et pour couronner le tout si l'attirance est souvent réciproque c'est presque toujours le garçon qui mènent le bal et qui a un meilleur contrôle sur son désirs (la plupart du temps parce qu'il ait plus expérimenté). Sans vouloir faire de mauvais parallèle, cela me rappelle quand fortement la vision des femmes développées dans les romans anglais du dix-huitième siècle.

2 commentaires:

Julien Chatillon a dit…

Et la question à 100pts
Tu as déjà trouvé de la brit-lit qui soit à l'inverse ?

Julien

Cédric Jeanneret a dit…

je n'ai pas encore épuisé le sujet, mais je pense que de la Bit-Lit adulte (par exemple Anita Blake) présente des modèles féminins maitrisant mieux leurs destins.

Là ce qui me dérange ce n'est pas tant l'image de la femme qui est projetée mais plutôt pour qui elle est projetée (le lectorat féminin ado).