dimanche 21 juillet 2013

Même pas mort

Première Branche (pour reprendre la terminologie de l'auteur) de la trilogie Roi du monde, Même pas mort est sans doute le texte le plus abouti de Jean-Philippe Jaworski à ce jour.

Se déroulant dans l'antiquité celtique, Même pas mort se présente comme la première partie de la vie d'un grand roi, sa jeunesse, que celui-ci narre à un marchand hellène. Ainsi, après un super préambule, le lecteur suit la vie de Bellovèse, fils de Sacrovèse, fils de Belinos. Bellovèse aurait du être roi des Turons, mais son oncle maternelle a vaincu, et tué, son père lors d'une guerre connue sous le nom de guerre des sangliers. Élevé par sa mère avec son frère cadet Ségovèse dans un domaine éloigné de la court, Bellovèse ne reçoit qu'une éducation noble partiel, principalement des mains du héros Sumarios, héros servant le haut roi Ambigat, l'oncle dont il a été question plus haut.

Lorsque le roman commence,  Bellovèse fait route, avec Sumarios et le barde Albios en direction de l'île des vielles afin de se rendre auprès des Gallicène, de puissantes femmes vivant hors du monde. Il a en effet été frappé d'un interdit par le haut druide car il aurait du mourir lors de sa première bataille, hors il a survécu n'étant ainsi ni tout à fait vivant ni tout à fait mort.

Jaworski déroule ensuite l'histoire de Bellovèse dans ce qui semble, à première vu, être une chronologie inversée (allant du voyage de Bellovèse vers l'île des vielles jusqu'à sa jeunesse) alors qu'il s'agit en fait de la chronologie correcte des évènements (je n'en dis pas plus, lisez le livre vous verrez bien).  Le lecteur apprend ainsi comment Bellovèse a participer à sa première bataille et n'est pas mort comme il l'aurait du, il apprend ensuite quel a été sa jeunesse dans une partie où la vérité se mélange aux mythes et légendes celtes.

Même pas mort est un roman exigeant, superbement écrit dans une langue recherchée, mais jamais précieuse. Le rythme du récit est également très bon et la fiction historique se mêle avec les mythes et légendes afin de former la première partie d'un récit qui à toute les atouts pour devenir légende.

Au final ce roman est un must pour qui prétend aimé les romans de Fantasy. Si je devais avoir quelque bémols c'est plus sur des choses annexes : le format hadcover qu'apprécie beaucoup les moutons électriques n'est pas mon favoris, j'aurais préféré un softcover, ceux des moutons sont forts jolis. Ensuite, et là il s'agit d'un vœux dont j'espère que l'éditeur et/ou l'auteur entendront, j'aurais appréciés, à défaut d'une carte et d'un glossaire qui aurait été fort utiles, de lire une postface (peut-être l'occasion d'un bonus sur le site des moutons....) éclairant les mythes et légendes celtes utilisées par l'auteur et la manière dont il a utilisé les sources antiques pour construire son récit. Ce vœux est surtout lié à mon envie de comprendre comme Jaworski a construit ce qui est ammené à devenir, j'en suis persuadé, un roman clef de la fantasy francophone.

Le plus dure maintenant : attendre 2014 (et 2015) pour pouvoir lire les deux branches suivantes !

L'avis de Nebalia (tout aussi enthousiaste)

5 commentaires:

Vert a dit…

Et il est plus lourd ou moins lourd que Gagner la Guerre (c'est pour savoir si je dois muscler mes bras avant de l'acheter ou pas :D)

Cédric Jeanneret a dit…

Moins lourd (hélas...)

Lorhkan a dit…

Je crois que tout le monde est d'accord pour louer ses qualités. Et il sera mien lors du passage de l'auteur à Rennes, fin août.

Anonyme a dit…

Ce déroulant...

Se déroulant me semble plus approprié, surtout dans un blog littéraire...

Cédric Jeanneret a dit…

Helas, j'ai beau lire beaucoup et tenir un blog, je crain que mon orthographe et ma grammaire soient condamnées à rester médiocre :(