vendredi 14 septembre 2012

Brasyl

Après l'Inde, Ian McDonald propose un roman se déroulant au Brésil, mais dont l'histoire aurait sans doute pu se situer n'importe où, le Brésil, très présent dans le récit, est le cadre de l'histoire pas son centre.

Brasyl est composé de trois récits, se déroulant, au premier abord, à trois époques différentes : Rio à la veille du mondial 2006 de foot, Sao Paolo dans un futur "proche" et l'Amazonie de l'empire portugais. En 2006, le lecteur suit l'histoire d'une créatrice/journaliste de télé-réalité travaillant pour un chaine de télé brésilienne. Capoierista, elle cherche un célèbre joueur de foot pour réaliser une émission où le Brésil le jugera pour son rôle dans une défaite historique lors d'une ancienne coupe du monde. La vie de la journaliste se complique lorsqu'elle réalise qu'une femme lui ressemblant comme deux gouttes d'eau cherche à détruire sa vie.

Dans la ville de Sao Paolo du futur, le lecteur attache ses pas à un jeune homme qui trafic un peu et qui tombe amoureux d'une jeune femme qui monnaie ses services d'informaticienne sur des ordinateurs quantiques. Lorsqu'elle se fait assassiner, il cherche à comprendre pourquoi. Sa surprise est donc grande lorsqu'il tombe nez à nez avec elle, bien vivante, lors des ses recherches.

Finalement, la troisième trame narrative suit un jésuite chargé par sa hiérarchie de se rendre au cœur de l'Amazonie pour enquêter, et le cas échant agir, sur les agissement d'un jésuite qui se serait taillé un royaume esclavagiste en plein cœur de la forêt vierge. Son destin sera changé lorsqu'il "ouvrira" ses perceptions grâce au venir d'une grenouille.

Les trois histoires proposées par Ian McDonald sont évidement liées et c'est à une histoire au coeur des théories quantiques d'univers parallèles que le lecteur est convié. Le roman est moins touffu que River of Gods; il est donc plus facile d'accès. J'ai apprécié sa lecture, enfin écoute, mais je trouve qu'il y a un déséquilibre entre la partie d'exposition (les deux premiers tiers du roman) et la partie révélation. J'ai trouvé aussi la fin du roman un peu abrupte; en l'état il appellerait quasiment une suite (qui, si elle sort, je lirais avec plaisir).

2 commentaires:

Lorhkan a dit…

C'est marrant, j'ai justement envie de me trouver un roman de McDonald avant d'attaquer "La maison des derviches" en octobre, et je me disais que celui-ci ferait bien l'affaire, à moins que je ne (re)lise "Le fleuve des dieux"...
En tout cas, ce que tu en dis me tente bien !

Cédric Jeanneret a dit…

Le Fleuve des dieux est impressionnant, mais j'ai trouvé Brasyl plus "fun" et plus facile à lire.