samedi 1 décembre 2012

The Courier's new bicycle

The Courier's new bicycle est un roman d'anticipation post-apo queer australien de Kim Westwood.

Dans un futur indéterminée mais proche, un vaccin contre un virus de la grippe particulièrement dangereux à rendu la grande majorité de la population stérile.

En Australie, un parti politique particulièrement conservateur et religieux est arrivé au pouvoir. Accusant tous les déviants de la société d'être en partie responsable de la situation, il gouverne en fermant un œil bienveillant sur les milices chrétiennes qui pullulent ainsi que sur les fermes qui propose divers produits, d'origine humaine ou animal (et souvent de qualité douteuse), pour retrouver sa fertilité.

Salsbury est un "homme dans un corps de femme" (le roman utilise le pronom "il" pour elle), déviant donc d'après les standards du gouvernement australien, vivant à Melbourne et étant coursier à vélo pour une des mafias qui fait dans le vente d’œstrogènes étique. Il/elle milite également dans un groupe visant à libérer des animaux exploités dans des fermes à œstrogènes.

La vie de Salsbury se compliquera lorsqu'un mystérieux groupe s'en prendra aux intérêts de sa patronne et qu'il/elle sera lancé dans une enquête pour comprendre ce qui se passe.

Le roman se lit bien et est intéressant. J'admet avoir mis un moment avant de bien comprendre qu'elle était le sexe biologique de l'héros/héroïne de l'histoire. Il y a maintenant deux grosses manières de voir ce roman. La première est de The Courier's new bicycle comme un roman d'anticipation/post apo dépeignant une Australie conservatrice mais où les marges de la société sont grouillantes d'une activité parallèle florissante qui, somme toute, arrange bien le pouvoir en place.

La seconde est de lire le roman via sa dimension queer. Dans ce cas là, les déviants par rapport aux normes sociales en vigueurs sont présentés comme des personnes, dans l'ensemble, hautement étique. C'est effectivement parmi eux que se trouvent les personnages les plus morales du roman. Les "normaux" étant présentés soient comme franchement intégristes et étroits d'esprits, soit comme des gens manquant de courage.

Une bonne lecture donc, je regrette seulement une fin un peu trop heureuse à mon goût.

Lu dans le cadre du challenge fin du monde


2 commentaires:

Gromovar a dit…

Sûrement trop explicitement militant pour moi.

Cédric Jeanneret a dit…

C'est à voir, il y a quand même une intrigue.

Mais franchement, avec des thématiques similaires à Bagigalupi (sans le côté queer), il est très largement en dessous.